Une semaine au centre international Roy Hart dans les Cévennes pour un stage « entraînement vocal créatif ». J’aime chanter, j’adore les Cévennes et suis gourmande de nouvelles explorations, voilà pourquoi je suis là. Et maintenant, une grande envie de partager cette expérience.

Avec Marianne Le Tron et David Goldsworthy, enseignants Roy Hart, nous explorons nos voix et notamment les aigus à travers des vocalises. Pour aller de plus en haut, nous devenons tour à tour diablesse ou riche bourgeoise lançant de l’argent aux pauvres. Nous dépassons nos limites grâce à l’imaginaire. Une folie est là et nous emmène loin dans la voix. Nous expérimentons des personnages. Il faut sortir de soi car l’image de soi et de notre propre voix, nos représentations nous limitent. Explorer le territoire d’une voix libre et sans chaînes.

Il y a autre chose que la technique vocale, cela ne suffit pas. Chanter, c’est un chemin vers soi et vers le monde.

La présence du chanteur-poète-improvisateur basque Beñat Achiary nous ouvre une semaine riche en transmissions.

Il nous invite sans cesse par ces propositions à explorer le traditionnel, le vivant pour le faire vivre et le transformer: nous travaillons aussi bien à partir de « A la claire fontaine » ou de « Summertime ». Ne pas se laisser enfermer dans le passé et les interprétations. Il nous invite à explorer des airs et à les habiter par notre imaginaire, à les malaxer, les rêver, les manger et les donner.

Il nous parle d’où il vient et de ce qui l’habite: les rivières, les arbres, la pelote basque. Il nous invite à explorer d’où l’on vient, et à comprendre quels rythmes et quels paysages se sont inscrits en nous. Il nous invite à une culture incarnée « la cultura en la sangre ». Il nous invite à une aventure poétique et personnelle à travers le chant. Nous chantons « le chant de l’aigle » et nous devenons aigle en plein envol.

Chanter, c’est rendre présent, à la fois revivre comme si c’était la première fois et se rappeler. Il s’agit d’être visité par des images. Une narration. Les échos avec le conte sont très présents.

Nous parlons de matière sonore, le son est la matière qui sert à sculpter l’espace, il y a des entre et des perspectives. La musique est ce qui rend explicite le silence. Et nous, chanteurs, sommes amenés à ne plus regarder que les branches de l’arbre mais les branches et l’espace entre les branches.

Nous découvrons dans le chant non un temps horizontal mais un temps suspendu et vertical composé de plusieurs strates comme des couches archéologiques où se mélangent là d’où l’on vient, les émotions d’hier et de l’ici-maintenant, l’histoire du chant, l’écho du lieu etc.

Beaucoup à apprendre sur la voix et envie de continuer cette aventure.

Si cela vous donne envie de tenter l’aventure: il y a des stages dans les Cévennes toute l’année, c’est ici et des enseignants Roy Hart un peu partout dans le monde, pour les trouver, c’est .

 

 

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